NOTRE EMPLOI DU TEMPS EST MILLIMÉTRÉ !
Nos journées, nos activités, nos congés … tout doit être programmer !
Il faut OPTIMISER, MAXIMISER, METTRE À PROFIT, NE RIEN MANQUER… Surtout pas la dernière promo ! Nous rédigeons check-list, to-do List… Nos journées débordent de choses à faire… Y compris, celles de récup ! Jusque dans nos placards, nos armoires, nos tiroirs… Notre désir est d’ être COMBLÉ(E)S!
Et L’ESSENTIEL dans tout çà ?… Lui accordons-nous un temps ? Savons-nous seulement ce qu’est notre essentiel ?
L’HEURE, NOTRE VIE, NOTRE MENTAL…TOURNENT.
TIC !
Combien de fois avons-nous dit : « Je n’ai pas le temps », « On verra ça plus tard », « Je le ferai quand j’aurai du temps »… ?
TAC !
Combien de fois, avons-nous fait « Comme-ci… » ? Combien de fois avons-nous cédé notre place d’honneur à d’autres, à quelque chose d’autre ? Combien de fois, avons-nous agi à contre coeur ?
CLAQUES !
Pourquoi nous donnons-nous tant de bien à nous faire du mal ?
Et si nous nous donnions du mal pour nous faire du bien, pour contribuer au bien de ceux et ce qui nous entourent, sur quel axe tournerait notre planète intérieure ?
ACTIONS, RÉACTIONS OU CRÉ-ACTIONS ?
Nous agissons dans le respect de conventions, par obligation, par loyauté, par conviction, par plaisir, avec générosité, pour rendre service… de bien d’autres façons conscientes et inconscientes, suivant le flot de tendance internes et externes !
Est-ce notre véritable nature, que de vivre par procuration ? Quelle est notre tendance au sein de l’espace « MOI JE » ?
Pour reprendre l’adage de David Lefrançois (Institut des Neurosciences – PARIS) : « Mieux vaut se définir, que se laisser définir ! »
Selon les intérêts, la société, notre entourage… chacun, misent sur différents points : notre défaillance, notre bienveillance… De potentielles problématiques peuvent survenir lorsque le « je » entre dans le jeu, sans connaissance du terrain ! Pour sûr, si nous ne décidons pas pour nous-même, ce qui est juste et bon pour nous, quelqu’un d’autre le fera !
UN POUVOIR CRÉ-ACTEUR NOUS HABITE !
La problématique est que nous le remettons entre les mains d’autrui…d’un.e conjoint.e, d’un membre de la famille, d’un.e ami.e, d’un professionnel, d’un.e collègue, d’un concept, d’une tendance, d’un logiciel 3D… de la société ! C’est comme cela que naissent parfois de belles histoires, mais aussi de potentielles déceptions, frustrations, angoisses, peurs etc…
Avec les « les essaies, erreurs », s’installent, possiblement, les regrets, les remords et bien d’autres maux : physiques et psychiques ! Ils encombrent alors, nos espaces « être et matériel » !
Les « si j’avais su », « j’aurais pas du », « j’aurais du », « Il aurait fallut que »… vous évoquent-ils quelque chose ? De quoi avons-nous peur au juste en cédant notre pouvoir ?… Du vide, du rien ?
À maintes reprises, j’ai observer, combien il est déstabilisant pour certains.es, de laisser un pan de mur, un espace vide dans leur habitation … « Mais Myriam…il manque quelque chose là… il y a rien…ça fait vide ! » Que traduit cette réaction ? Quel est ce vide que nous cherchons à combler ? Est-il vraiment sur le mur, dans une pièce…? Peut-être loge t-il en nous ?
PROPOS SUR LE RIEN
Nous nous plaignons de ce que nous avons, tandis que ceux, étiquetés « de peu de moyens » dispensent de larges sourires. Qu’ont-ils que nous n’avons pas ? … Peut-être une saine connexion !
« Les humeurs humaines et les réactions à la rencontre avec le rien, varient considérablement de personne à personne, et d’une culture à l’autre. Les taoïstes chinois ont trouvé le Grand vide tranquillisant, paisible et même joyeux. Pour les bouddhistes de l’inde, l’idée du rien évoquait une atmosphère de compassion universelle prise dans les outils d’une existence qui est ultimement sans sol. Dans la culture japonaise, l’idée de Rien permets des modes exquis d’un sentiment esthétique se retrouvant dans la peinture, l’architecture, et même dans les rituels du quotidien. Mais l’occidental, lui est embourbé de possessions jusqu’au cou, d’objets et du business de les entretenir, faisant front à l’anxiété de la rencontre possible avec le Rien. » William Barret (1913-1992)
SE LIBÉRER DES ATTACHES, DES ATTENTES
Comme bon nombre d’entre vous, je me suis longtemps attachées aux temps disponible dans une journée, à la montagne de chose à faire, aux « qu’en-dira t-on », aux respects des autres, voulant et pensant bien faire.
Le vide, le rien je les ai côtoyé, éprouvés. Non par la force du temps, mais celui du vivant ! Imprégnée du néant, dans une écoute active, aujourd’hui et à tout instant, son écho me renvoi la profondeur du champ des possibles.
Le vide n’est pas vide ! Le rien n’est pas rien ! Ils sont la clé de notre écrin.
Lorsqu’on me demande quelle est la dernière tendance, je réponds : La vôtre !
Calme, élégance et profondeur sont les outils de la Création.
Chaque jour de nouvelles merveilles naissent. Observez la nature, en priorité la vôtre !
Et si, ICI et MAINS TENANT, nous agissions dans le respect de nos propres besoins tout en respectant les besoins d’autrui ?… Selon-vous à quoi ressemblerait notre quotidien ? Quelle ambiance règnerait en notre humble demeure ? De quel temps disposerions-nous ? Au service de qui, de quoi ?
Sculptures Marianne Turck – Gallerie Art Center Horus