VOEUX RENOUVELÉS
Le glas du vivant raisonne. Il appel à l’évitement de nouveaux écueils.
Notre cadre de vie est composé d’espaces plus ou moins vastes, auxquels sont destinés des fonctions déterminées en lien à nos besoins fondamentaux (manger, dormir, se reproduire…).
Les pièces de notre maison s’articulent, se rejoignent, communiquent à la fois entre elles et avec l’ensemble de ceux, ce qui les environnent.
Telle la peau de notre corps, nos murs protègent l’ensemble de nos dimensions intérieures. En lien aux vibrations internes et externes ils frissonnent.
Tout comme nous, les murs ressentent, respirent, stockent, (r)enferment, libèrent… Mesurons-nous l’importance et la subtilité de cette reliance ?
Sans relâche, au gré de désirs, de besoins personnels, suivant le cycle des tendances, des évolutions technologiques, notre cocon s’alimente. Suivant les lois de la Nature, arrivé à saturation, l’inévitable se produit : la déchirure.
Peut-être est-ce pour cette raison que l’état d’urgence est à présent permanent ?
COMPOSITION INSTRUMENTALE EN MOUVEMENT
La sonate sonne faux. Il est indispensable d’ajuster les accords. Nous ne pouvons nier l’évidence : Les écrans font écran ! Les liens vitaux sont rompus. La peur domine.
Edgar Morin l’avance : « À force de créer l’urgence au dépend de l’essentiel, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel. »
Au lieu de donner vie à une œuvre splendide, d’en favoriser le déploiement, suivant les lois de la nature individualiste, la mue en cour accélère l’agonie de nos corps : être et matériel. En soins palliatifs, les réseaux sociaux leurs offrent une chance de se déployer. De plus en plus nous exposons la « Méta-morphose » de notre intime au reste du monde.
Alimenté de manière artificielle, notre patrimoine personnel peine à prendre son envol. Un esprit de lourdeur rode sous notre toit. En quête d’une porte de sortie, peut-être pourrions-nous lui accorder cette dernière faveur : Patiemment, avec présence, enthousiasme le guider vers une saine et naturelle métamorphose ?
La principale question demeure :
Quel est cet essentiel à même de ré-animer les corps inertes ?
RE-LIANCE
Peut-être est-il primordial de nous re-lier à la fois au visible et à l’invisible ? Au palpable et à l’impalpable ?
Nous re-lier !… Voilà l’appel de l’essentiel selon Philippe Derudder, auteur engagé à la recherche de solutions alternatives, afin de mettre l’économie au service de l’homme et de la planète.
« D‘abord se relier à la terre, s‘abreuver à notre source de vie, retrouver des racines, vibrer au rythme de l‘univers, retrouver l’équilibre. Se relier aux autres, image de nous-même, entrer dans la complémentarité. Se relier avec soi-même, cette partie inconnue, cachée, qui nous sera révélée chaque fois que nous accepterons de reconnaître dans nos difficultés avec la terre et les autres le miroir de nos illusions. Enfin, se relier avec le ciel, quand chaque acte, chaque pensée, au départ séparés, prennent du sens, deviennent cohérence, tendent à l’unité. Se Re-Lier, c’est l’enjeu même de la vie, l’élan sous-jacent à cet univers de l’infiniment grand et de l’infiniment petit, de l’obscurité à la lumière éclatante de la conscience.
Amis, ce n’est pas l’endroit où nous habitons, ce que nous faisons ou possédons qui compte mais ce qu’on prend de la vie. Puisque où que l’on soit et quoi que l’on fasse, on se trouve immanquablement face à soi-même. Puissions-nous alors ne plus oublier de cultiver ces sources cachées au fond de notre coeur. »
PARADOXE : LE DÉTACHEMENT
Ni improvisée ni imposée, l’oeuvre d’une vie se dessine, s’élève à partir d’un ensemble de points.
Élémentaires, complémentaires, il est indispensable de les identifier, de les relier avec minutie. Vivre notre intérieur de l’intérieur est vital !
Car saturés d’informations, s’imprègnent en nous les sentiments d’abandon, de renoncement. Nous nous laissons dicter notre vie et peu de choses retiennent vraiment notre attention. Rien ne semble s’imprimer. Le manque est permanent.
Nous regardons ceux et ce qui nous entourent sans les voir, écoutons sans les entendre… par habitude, par « normalisme » ! Nous fonctionnons comme des robots et par commodité le vivant se veut de plus en plus synthétique. Comble du comble : nous nous étonnons d’un avenir robotisé, « artificialisé »… conditionné !
Peut-être serait-il juste et bon de nous habituer à rien. Ce qui sous-tend, de nous attacher à rien ni personne ? OUI ! … vous avez bien lu : Rien ni personne.
Sur le fondement de cet ART de VIVRE, nous pourrions être libres de porter un regard neuf, une attention sans cesse renouvelée, à l’ensemble de ceux et ce qui nous environnent, comme si nous les rencontrions chaque jour pour la première fois.
2023 : LA VIE EN VIE
Vivre le détachement sans occulter la présence !
Sous notre toit, celui du monde, c’est de l’essence du précieux : la qualité des liens qu’émergent des projets hum-UN au service d’un monde comm-UN. Authentiques, harmonieuses les créées-actions s’ouvrent sur l’écrin : un foyer accueillant, chaleureux et stable au long terme.
2023 est en passe de marquer un nouveau virage historique ! Et pour que l’envers du décor soit dévoilé, que la puissance des mots ne deviennent de puissants maux, j’émets le doux voeu qu’en chacun, chacune s’imprègne et s’exprime avec candeur la grandeur de la Création. Puissent ces quelques lignes contribuer à révéler notre essentiel : l’essence du ciel.
Là où se pose mon regard que l’espoir renaisse et la conscience s’établisse
Là où porte ma voix que rayonnent l’Amour et la Sagesse
Là où je pose la main que circule la vie abondante et généreuse
Là où je passe que le Bonheur afflue
Là où je siège que transparaisse la vérité
Là où je demeure que la lumière soit
Là où se pose la lumière que l’Âme Universelle se révèle
Parce que nous habitons au sein de la nature et que la nature nous habite, accordons nos étincelles pour que s’élèvent d’honorables projets. Lumineuses et flamboyantes créées-actions à tous.
Illustrations : réseaux sociaux – personnelles